Le chevalier, la princesse et le dragon

Oui, très bien [1]. Je n’accepte aucune leçon de féminisme par des hommes pleins de privilèges [en général nationaux, blancs, capitalistes ou (hauts) cadres] qui jamais ont reçus une seule violence ou très peu et qui n’ont jamais subi aucune violence sexuelle. Qu’ils ferment sa gueule : point final. Qu’ils arrêtent de faire le chevalier sauveur des femmes : c’est une attitude machiste ridicule.

Je n’accepte pas facilement des leçons sur comment déconstruire ma masculinité : je pense que j’ai beaucoup de pratique.

Je n’accepte pas facilement des leçons de femmes qui, dans beaucoup de variables, ont plus de avantages que moi et que bonne partie ou la plupart des hommes [revenu, éducation, activité, chômage, précarité, discriminations, etc.]. Qu’elles arrêtent d’utiliser toujours et seulement la moyenne : on verra bien quelles sont les femmes les plus préjudiciées.

Je n’accepte pas leçons sur la violence de femmes qui ont subi des violences ridicules et/ou qui n’ont jamais subi des violences sexuelles.

Qui va donner la raison sans rien ajuter à ces femmes ? À ces « princesses blanches » ? Donc les « chevaliers blancs » qui sont ceux qui les dominent, qui leur donnent toujours la raison et après imposent ses points de vue à la force [ou à la force de « l’évidence des privilèges »]. Ils seront considérés par ces femmes comme les grands féministes – quelle hypocrisie !

Les hommes qui subissent discriminations et violences ne vont être pas d’accord avec ces « princesses». Au moins, il est très probable qu’ils voudront ajouter quelque chose.

Il parait que dedans cette démarche féministe les seuls hommes qui sont considérés comme des « vrais hommes » sont ces « chevaliers » – et les autres, s’ils n’ont pas autant de privilèges ou sont dans une pire situation que ces « princesses », c’est parce qu’ils le méritent : on retrouve une justification implicite de la société hiérarchisé par classes (et sous-classes), races, corps normatifs ou hétéro-homo-normativité [car aujourd’hui il a aussi des normes du bon homosexuel].

Après, je pense que c’est vrai que très souvent les hommes (pas les « chien-chevaliers ») préfèrent exercer la violence sur ces « princesses » et sur les femmes en général au lieu de s’attaquer aux hommes qui les oppressent et les exploitent. Ils sont des machistes aliénés, car cette stratégie est mauvaise aussi pour eux : ils vont jamais se libérer. C’est très bien dénoncer cette violence machiste, mais il faut l’encadrer et la comparer avec l’ensemble de la société et les violences que ces hommes subissent.

L’ABCD de l’égalité entre hommes et femmes ne peut pas être utilisé pour masquer derrière la moyenne toutes les autres inégalités. Ou le fait qu’en général les hommes sont les acteurs des violences machistes-affectives ne doit pas masquer que les femmes peuvent être aussi les acteurs des violences affectives. De quelle sorte d’égalité parle-t-on ? Égalité avec quel homme ? Avec quelle femme ? Peut-on dire aux hommes qu’ils peuvent devenir prostitués et aux femmes sans-abri ?

Vous n’avez pas aucune idée de moi et de comment je me sens. Les violences, les insultes, les discriminations que j’ai dû subir pendant toute ma vie et en spécial à partir des 11 ans.

Aussi, de part des femmes. Pourquoi ? Parce chaque fois que j’ai essayé de parler, de mettre en question ou de m’exprimer, toujours il y a eu des femmes, très grandes féministes, pour m’accuser, m’insulter et me traiter de gros imbécile machiste. Depuis que j’étais un pré-ado : toujours il y a eu des femmes adultes pour me corriger et pour me taire. Et toujours il y a eu des « chevaliers » pour leur donner la raison – même qu’après ils sont les plus machistes de tous et ils ne respectent aucun de ses engagements.

J’imagine que c’est ma faute ; je n’aurais pas dû l’oublier et j’aurais dû le faire publique à l’école. Je suis con.

Je coulpe à les personnes qui m’ont agressé, mais je coulpe aussi à toute une société [des rapports sociaux sur une base matérielle] qui m’a poussé à l’oubli et au silence. Si je suis un machiste, peut-être c’est aussi la faute des féministes.

Et ces « chevaliers blancs » que je les vois en train de rigoler de moi, avec ces « jeux de références » que moi-même leur a montrer à faire ; ces machistes misogynes, les principaux criminels, soit par des violences directes (ils vont faire jamais prison) ou par des violences indirectes (violence symbolique, aliénation et exploitation économique) sur toute la société (et pas seulement sur toutes les femmes ; les hommes plus en bas au maximum dominent une partie des femmes) : ces hommes « chevaliers », ils sont les ennemis à battre et à effondrer.

En plus, ils donnent la raison aux femmes sans critiquer pour ne pas les aider à évoluer : on leur donne la raison comme à des folles.

En plus, ils sont d’accord pour protéger et surprotéger aux femmes parce qu’ils les considèrent comme des mineures d’âge ou des objets. C’est évident son point de vue : les hommes ou les enfants agressés peuvent faire seuls (on va les exploiter avant qu’ils ne se cassent) ; les femmes, nôtres propriétés, il faut les protéger.

[1] En sciences, la “théorie du genre” n’existe pas

http://www.sciencesetavenir.fr/decryptage/20140129.OBS4127/en-sciences-la-theorie-du-genre-n-existe-pas.html

dragon caballero

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