Sur les mystères de l’articulation

Il est évident que l’articulation est, au moins d’un côté, demandé par le travailleur blanc comme une mesure de protection contre le pouvoir (de l’Etat et capitaliste). Le plus en bas que le travailleur/chômeur blanc se situe, le plus besoin aura-t-il de faire appel à l’articulation pour se protéger des discours promus par des blancs situés hiérarchiquement plus en haut [1].

Le pouvoir récupère, modifie et déforme les discours du contre-pouvoir ou d’émancipation : il est ainsi pour les questions de « race », de « genre » ou « de clase ».

Pour se légitimer, le pouvoir accepte partie des analyses et politiques en termes de « race » ou « genre », qui s’attaquent à le statut de l’homme-blanc, mais en faisant opérer toujours (je pense) le même discours-mécanisme : « le plus en bas qu’un homme blanc se situe dans l’échelle hiérarchique, le plus myogène et raciste il est » et son corolaire « le plus en haut  qu’un homme blanc se situe dans l’échelle hiérarchique, le plus féministe et anti-raciste il est ».

Récupéré par l’État, par le capital ou par les travailleurs de « qualification supérieur » (car souvent ces travailleurs s’alignent avec la capital), les discours de « race » et « genre » peuvent devenir des armes de la patronale contre les travailleurs blancs, en spécial les plus affaiblis.

En les signalant comme les principaux « racistes » ou « misogynes » le pouvoir peut offrir quelques hommes blancs à l’autel de l’égalité et le progrès, en les utilisant pour « purger ses péchés » (symbolisme et peu plus), en leur faisant supporter le majeur poids d’ajustement (si cet ajustement amène quelque part) et en se libérant eux-mêmes de s’ajuster (ils se présentent comme les sauveurs des femmes ou des noirs).

Confronté à cette situation, le travailleur blanc va se sentir attaqué, et il est possible qu’il se trompe sur l’origine et la nature de cet attaque : (a) d’un côté il est attaqué par les femmes ou les non-blancs (je suppose que légitime, même qu’ils et elles se trompent aussi) ; (b) de l’autre, il est attaqué par des hommes blancs situés dans un niveau hiérarchie supérieur et qui le signalent comme le principal coupable et responsable de la domination de race et de genre (illégitime).

Il est dans ce contexte que le travailleur blanc peut et doit faire appel à la « classe » pour comprendre sa position sociale et définir ses stratégies politiques. Autrement, coincé entre deux (trois) forces que le signalent comme oppresseur et pas comme opprimé, il parait que la seule voie de sortie est le suicide.

Mieux (pire) encore, le pouvoir a plusieurs tentacules : ainsi, au même temps que des discours pro-femmes ou antiracistes sont mis en place par le pouvoir, ce même pouvoir va mettre en place par des voies alternatives des discours ouvertement misogynes et racistes, en sachant que face aux attaques, si le travailleur blanc est aliéné, il va se confronter aux femmes et aux beurs [côté (a)] et pas aux autres hommes blancs [côté (b)].

Ainsi que… laisse-moi m’articuler !!!!! Je ne veux pas me disloquer ; j’en ai besoin… tu fais ce que tu veux.

[1] Débat ; Les mystères de l’« articulation races-classes », publié le 22 juin 2011 par Sadri Khiari

http://indigenes-republique.fr/les-mysteres-de-l-articulation-races-classes/

articulation 1

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