Ébauche d’un modèle de production et de repartition capitaliste-patriarcal

Nowadays people know the price of everything, and the value of nothing.

O. Wilde

 

Système capitaliste-patriarcal : production, prix et valeur

J’essaie de construire un système intégré qui inclut les relations de production capitalistes et domestiques.

Ce système nous permet d’ouvrir un débat sur la valeur sociale de la production, un débat qui s’enracine dans l’histoire de la pensée économique [et qui nous amène à nous demander sur le concept d’exploitation].

La difficulté devant laquelle nous nous trouvons est le suivant : tandis que la production capitaliste est évalué socialement à travers du marché et elle a donc une valeur d’échange, la production domestique est évalué dans le ménage et la famille et donc elle n’a pas une valeur d’échange.

En partie à cause de ce fait, la production domestique a été exclue de la pensée économique au cours d’une l’histoire écrite par des hommes. Il n’a été qu’à travers de  quelques auteures féministes que les relations de production domestiques ont été étudiées de façon systématique.

Toutefois, ces études n’ont que rarement été prises par les économistes même quand on peut argumenter qu’ils apportent une pièce fondamental que l’économie politique manquait.

Du point de vue économique et politique cet « oubli » a été une erreur, car les relations entre la production capitaliste et la domestique nous amènent vers des problématiques centrales de la pensée économique qui ont plein d’implications politiques.

1) La définition de la production – systèmes viables

Pour qu’un système économique soit viable et puisse se reproduire dans le temps, la production (valeurs d’usage) doit permettre la reconstitution des moyens de production utilisés pour produire et une croissance no négative des individus qui participent activement à la production. C.-à-d., la production nette doit couvrir la consommation de subsistance des producteurs et permettre sa reproduction.

Le système de production et reproduction se définit :

(1) (X, L) –> Z, Ω

Où X sont les inputs de production, L la force de travail employée, Z la production obtenue (vecteurs colonne) et Ω le nombre de producteurs disponibles.

Traduit en équations, nous avons trois conditions de viabilité :

(2) C1 : E = Z – X > 0

(3) C2 : Ev = E – Cv >= 0

(4) C3 : Ω = d(L0 – L) + N – D >= 0

La première condition nous dit que l’excédent doit être strictement positif. La deuxième nous dit que l’excédent net de consommation Ev (l’excédent moins la consommation de subsistance des producteurs, Cv) doit être positif. La troisième dit que le nombre de producteurs doit avoir une croissance non négative ; avec L0 la force de travail reconstituée, N les naissances et D les autres défuntions (la force de travail pas reconstituée entraine défuntions suivant une fonction d).

Il faut noter que cette restriction de viabilité est restrictive, car on pourrait penser des systèmes viables qui s’adaptent aux changements de la production en changeant les techniques de production. J’exclu ces cas de l’étude.

2) La production dans le système capitaliste-patriarcal

Quand on regarde l’ensemble des relations de production capitalistes, d’un côté et l’ensemble des relations de production domestiques, de l’autre, on observe que prises de forme disjointe, elles sont des systèmes inviables.

La production domestique produit les êtres humains nécessaires à la production. La production capitaliste produit les moyens de production nécessaires pour produire des êtres humains. L’un et l’autre sont vendeur et acheteur réciproquement. [Au-delà de ceci, il faudrait pendre en compte que ces deux systèmes sont aussi inviables sans les ressources naturelles, mais ça va plus loin de mes possibilités].

La production capitaliste vérifie la condition (1) de viabilité (avec Ωk le nombre de travailleurs à « reconstituer ») :

(5) (Xk, Lk) –> Zk, Ωk

La production domestique vérifie la condition (3) de viabilité :

(6) (Xd, Ld) –> Zd, Ω

La condition (2) de viabilité est vérifiée grâce à la conjonction des deux productions :

(7) (Xkd, Lkd) –> Zkd, Ω   [voir équation (1)]

Car les individus en général ne consomment directement la production capitaliste pour sa subsistance. Souvent, ils achètent à la production capitaliste les moyens de production domestiques , réalisent processus de production et après réalisent sa consommation de subsistance .

Les économistes ont passé très souvent sur ce fait comme si c’était trivial. Ainsi, ils ont dissimulé deux questions fondamentales comme si elles étaient mineures : (i) le passage du salaire de subsistance (valeur d’échange) à la consommation de subsistance (production, valeur d’usage) et (ii) la situation [l’oppression, l’exploitation] des femmes, qui ont été historiquement confinées à la production domestique et subordonnées aux hommes.

[….]

P.d.: écrit il y a une année

oui oui, je sais qu’il y a des trucs à corriger…

oui, je continue à ne pas mettre la bibliografie jeje

oui, le texte est assez plus long, c’est à reviser, j’en publie une partie seulement.

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2 thoughts on “Ébauche d’un modèle de production et de repartition capitaliste-patriarcal

  1. Retroenllaç: Índice-resumen de textos sobre el sistema capitalista-patriarcal | Contes de l'exili

  2. Retroenllaç: Ébauche d’un modèle de production et de repartition capitaliste-patriarcal (II) | Contes de l'exili

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