Orwell, Solanas, sorcières et prostituées

À travers du texte il reste une dualité dans la tradition chrétienne du corps et de l’âme ; elle est la femme pour laquelle baiser n’est que baiser et (donc) se définit comme une fille à l’aise, plutôt cérébrale et tout près d’être asexuée.

Sous la critique de la société patriarcale on retrouve le gémissement d’une gamine.

Qui nous donne la prochaine référence ? Le prochain plagiat ?

« Les femmes […] pour qui baiser n’est que baiser, trop infantiles pour ce monde adulte de grands ensembles, […]sont des filles à l’aise, plutôt cérébrales et tout près d’être asexuées. »

« Le sexe est le refuge des pauvres d’esprit. » [¿sant agustín ?]

Valerie Solanas, SCUM.

« Rongé qu’il est de culpabilité, de honte, de peurs et d’angoisses, et malgré la vague sensation décrochée au bout de ses efforts, son idée fixe est toujours : baiser, baiser. Il n’hésitera ni à nager dans un océan de merde ni à s’enfoncer dans des kilomètres de vomi, s’il a le moindre espoir de trouver sur l’autre rive un con bien chaud. Il baisera n’importe quelle vieille sorcière édentée, n’importe quelle femme même s’il la méprise, et il ira jusqu’à payer pour ça. Et pourquoi toute cette agitation ? »

Valerie Solanas, SCUM.

« Fréquenter les prostituées était naturellement défendu, mais c’était une de ces règles qu’on pouvait parfois prendre sur soi de transgresser. C’était dangereux, mais ce n’était pas une question de vie ou de mort. Être pris avec une prostituée pouvait signifier cinq ans de travaux forcés, pas plus, si l’on n’avait commis aucune autre offense. Et c’était assez facile, pourvu qu’on pût éviter d’être pris sur le fait. Les quartiers pauvres fourmillaient de femmes prêtes à se vendre. […]

Tacitement, le Parti était même enclin à encourager la prostitution pour laisser une soupape aux instincts qui ne pouvaient être entièrement refoulés. La simple débauche n’avait pas beaucoup d’importance aussi longtemps qu’elle était furtive et sans joie et n’engageait que les femmes d’une classe méprisée et déshéritée. […]

Après l’obscurité, la faible lumière de la lampe à pétrole avait paru très brillante. Pour la première fois, il avait pu voir la femme distinctement. Il s’était avancé d’un pas vers elle puis s’était arrêté, plein de convoitise et de terreur. Il était douloureusement conscient du risque qu’il courait en venant là. Il était parfaitement possible que les policiers le cueillent à la sortie. À bien y penser, ils étaient peut-être en ce moment en train de l’attendre de l’autre côté de la porte. S’il s’en allait sans même faire ce qu’il était venu faire ?…

Il devait l’écrire, il devait le confesser. Ce qu’il avait sou-dain vu à la lumière de la lampe, c’est que la femme était vieille. Son visage était plâtré d’une telle épaisseur de fard qu’il sem-blait pouvoir craquer comme un masque de carton. Il y avait des raies blanches dans sa chevelure, mais le détail vraiment hor-rible est que sa bouche, qui s’était un peu ouverte, ne révélait qu’une noirceur caverneuse. Elle n’avait pas de dents du tout. »

George Orwell, 1984

« Parmi les hommes les plus odieux ou les plus nuisibles, on compte : […] – les plagiaires ; […] ».

Valerie Solanas, SCUM.

jeje

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