Allez-vous me tuer ?

Alors, j’ai été client; j’ai une vision assez critique de la prostitution (pour un rapport un peu normal, 9 rapports de merde où parfois, si le client ne se contrôle lui-même, il a le droit à violer). Il y a des années que je n’y vais plus et je n’ai pas envie d’y aller. [1]

La grande différence avec vous est sur les moyens à employer pour la combattre. Je mettrais tout ou la grand partie de l’effort sur les prostituées, pas sur les clients. Chaque euro dédié à poursuivre les clients est un euro de moins pour aider les prostituées ? J’espère que non.

Cette focalisation sur la punition répond à une mentalité patriarcale de  filles de papa qui veut tout résoudre avec la punition. La punition et la violence n’est déjà le moyen préféré pour le patriarcat pour socialiser les hommes ? Les féministes font appel à papa état.

Papa état impose une punition en termes d’argent : en fait, ce que les élus sont en train de dire est : « vous-êtes de putes, des prostituées : maintenant vous êtes plus chères, mais des putes en fin et on va continuer vous acheter ».

« Vous êtes des putes sans droits », car il y aura des femmes qui continuent à exercer comme des travailleuses du sexe qui n’auront aucun droit social. Même que les clients soient punis, on pourrait envisager la possibilité que les prostituées ont des droits sociaux, sans leur faire le chantage de quitter l’activité (pour être chômeuse ou SDF ?).

Comme la plupart de gens sont conscients que la prostitution ne se résume à l’échange de sexe par argent, mais qu’il y a plein d’autres « substitutions » du désir sexuel, les élus sont en train de favoriser que toute femme soit associée avec « une sale pute » quand en fait ils sont les « sales proxénètes ».

Ne parlons pas des politiques de migration, de comment d’un côté on favorise la précarité des femmes migrantes et de l’autre on précarise encore plus un rapport social qu’entraine déjà la précarité et la violence, mais que parfois est la seule option possible pour ces femmes (avant être expulsées ?). Et ne parlons pas de la ménagere migrante qui se fait violer par son patron (cadre dans une entreprise) et qui ne porte plainte de peur de se faire expulser.

Ne parlons pas des politiques économiques, de comment ces politiques sont en train de favoriser la précarité économique pour la majorité et en spécial les femmes, l’instauration de la crise permanente et la redistribution du revenu et de la richesse vers le 1% et le 10% le plus assis. Ces femmes arrivistes profitent de cette redistribution : voilà l’explication de ses analyses.

En fin, même que je ne suis pour la prostitution, il est évident que cette approche qu’elles font est une approche hypocrite de la peur et de la répression sexuelle (de la force « vis »), pour laquelle elles versent toutes ses peurs sur les prostituées et toute sa haine sur les clients. La direction, le problème ne va pas des prostituées vers les « autres femmes », le problème va des « autres femmes » vers les prostituées. Le problème, le patriarcat n’est pas que les prostituées sont des prostitués, mais que vous êtes des putes. Vous pourriez faire les politiques en consonance.

Elles favorisent la banalisation du viol, oui. Elles veulent faire la grande critique moraliste, mais en fin, c’est de la désinformation qui va peut-être revêtir sur plus de violences sur les prostituées. Mais elles s’en fichent : l’important est le discours moral.

Puis, le problème n’est pas que tous les clients sont violents, le problème est que les hommes violents exercent la violence sur les prostituées sans aucun souci, la même violence qu’ils exercent sur ses copines (auxquelles avec toute probabilité jamais ont dit qu’ils sont clients).

Avec tout, ce loi va favoriser que les hommes tiennent plus le secret, mais ne pas nécessairement qu’ils sont moins clients.

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles j’ai été client. L’une d’entre elles était de baiser avec des femmes qui sont moins aliénées, soumisses et ont vision plus claire de la sexualité que pas mal de femmes stupides et aliénées que j’ai connu. Des femmes qui m’ont appris beaucoup de choses. Le minimum que je peux faire est accepter que j’ai été client, le faire publique et raconter ce que j’ai appris ; transmettre sa douleur, même qu’en occasions il est impossible de l’exprimer.

Alors, allez-vous me tuer ?

Qu’est-ce que vous allez faire ?

Au moins, assurez-vous d’utiliser des moyens légaux.

Étant donné qu’il y a 8 mois j’avais un coteau au cou au même temps que je me faisais menacer de mort, je ne sais plus quoi penser.

 

[1] Pénalisation des clients des prostituées : la vérité, c’est que j’aurais pu en tuer un

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/978178-penalisation-des-clients-des-prostituees-la-verite-c-est-que-j-aurais-pu-en-tuer-un.html

 

[Allez, une chanson machiste]

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