Rapports sexuels et prostitution ; désir sexuel et désir autre

Je pense qu’une personne adulte peut évaluer accepter un sacrifice présent en échange à un bien futur. En fait, tous les rapports de travail répondent à cette logique : le travailleur/euse réalise un effort (un travail) présent pour recevoir un salaire lequel va lui permettre satisfaire ses besoins et ses désirs futurs.

Pour la plupart de travailleurs, le travail n’est pas quelque chose d’agréable, souhaité et volontaire, au contraire, le travail est la seule option pour survivre, la option la moins mauvaise étant donnée la manque de revenus et de patrimoine. Argumenter le contraire est être un propagandiste du néolibéralisme, une vendue aux hommes capitalistes.

Tout travail impose au travailleur que son corps soit à disposition de l’entreprise. Les travailleurs ne sont pas incorpores. Le travail a des implications physiques différentes pour les différents emplois : mais il a des implications physiques dans tous les cas. Si on accepte le droit au travail, alors, celui-ci comporte le droit à disposer de son corps et la possibilité de le mettre à disposition d’un autre.

Par rapport à la prostitution :

Une travailleuse du sexe qui n’est pas obligée à se prostituer, fait son choix étant donnée ses contraintes : elle décide de réaliser une activité non-désirée en échange à un moyen pour réaliser un désir futur.

Étant données les contraintes, pour obtenir son désir futur elle peut choisir différentes options. Une option possible est la prostitution. Si l’on croit que celle-ci est l’option en principe moins souhaité, au-lieu d’interdire (en fait, pénalisant l’activité) aux femmes de le faire, pourquoi on ne se focalise pas sur les contraintes ? Comment diminuer ou éliminer ces contraintes ? Au lieu de dire aux travailleuses du sexe qu’elles sont des handicapées stupides sans droits, pourquoi on ne se centre pas sur ces contraintes ?

Sur l’utilisation du mot « corps » il y a beaucoup de confusion : les féministes institutionnelles sèment la confusion.

Tout travail implique que l’employeur peut déterminer l’utilisation du corps du travailleur : dans tout rapport salarial, le corps du travailleur est à disposition de l’employeur et souvent à disposition du client.

La question autour de la prostitution ne tourne pas autour la vente du « corps » (chose qui est commune à tous les travails), elle tourne autour une utilisation du corps (« sexuelle ») et des parties du corps (« génitaux »).

La question n’est pas si l’usage du « corps » peut se vendre ou acheter, la question est si l’usage des « génitaux » peut se vendre ou acheter.

Au moins, ayons la discussion dans les termes corrects.

Puis, il faut encadrer les rapports de prostitution dans l’ensemble des rapports sexuels dans la société.

En premier lieu, quand les « abolitionnistes » parlent, elles devraient nous expliquer quelle est sa position sur les rapports sexuels et l’usage « correcte » des génitaux.

Je crois qu’elles mélangent des sujets différents. En concret, je pense qu’elles devraient nous expliquer quelle est sa position sur la « promiscuité » : qu’est-ce que pensent des gens qui ont des rapports avec pas mal de personnes différentes et/ou de personnes avec lesquelles il y a un rapport personnel plutôt court dans le temps ?

Je crains que souvent, elles sont des réprimées sexuelles qui condamnent autant la « promiscuité » que la « prostitution », celles qui prennent la parole en nom des positions « abolitionnistes ».

En fait, jusqu’à le jour où les femmes parlent des violences entre femmes et comment les unes s’imposent sur les autres, le fait est qu’il y a un grand bluff autour du féminisme.

Encore, elles disent qu’elles ne font pas de la police des mœurs ; no, bien sûr. Il n’y a pas de femmes lesquelles […] ; c’est sûr qu’elles n’existent pas.

Et c’est aussi sûr qu’il n’y a pas de femmes qui pensent qu’un homme promiscue doive être dénoncé et puni, encore plus s’il a eu des rapports avec des  prostituées, même qu’au-delà de ceci il n’y ait rien plus.

En deuxième lieu, il faut se demander dans quels rapports sexuels rentre en jeu une sorte de substitution entre « désir sexuel présent » et « désir autre ».

Mon point de vue est que dans la plupart de rapports la femme n’a pas un « désir sexuel présent », mais que c’est un « désir autre » qui fait le consentement. Puis, il y aura plaisir ou beaucoup de plaisir ou rien du tout ou mal.

Ce « désir autre » peut-être « l’amour », la « position sociale de l’homme » ou la « position sociale/travail de la femme », la croyance du besoin d’avoir rapports sexuels pour être accepté comme « normal » par la société, ou encore plein d’autres « objets » ; ce « désir autre » peut-être « l’argent ».

Pour moi, c’est difficile de voir quelle est la pire de ces substitutions du « désir sexuel » ; l’amour ou l’argent ?

Pourquoi je parle de « l’amour » ? Parce que pour la plupart de femmes, l’amour implique une conception des rapports sexuels où le corps ne doit pas être pris en compte ; l’amour est une idée « pure » (sans soutient matériel) ; l’amour est aliénation du corps, du propre corps et du corps de l’autre ; l’amour pour les femmes est la négation de la propre force vital, de sa vie.

Pour moi, c’est très clair de voir : je suis un homme et j’ai été socialisé en tant que tel, mais j’ai été aussi traité comme un objet sexuel, comme une pute.

Alors, même que je n’ai pas très souvent envie de me faire traiter comme une pute dans mes rapports sexuels (parfois oui, un peu, un jeu, une représentation), je ressens qu’il y a quelque chose de maladroite dans le désir sexuel de mes partenaires, dans sa conception de son corps et de mon corps.

Pour l’exprimer de façon simplifié : j’aimerais bien de pouvoir être désiré sexuellement comme un homme et une femme au même temps. Peut-être alors on aurait  un début pour avoir un rapport sexuel réciproque dans lequel s’exprime l’unité du corps-âme.

Si non, les rapports sexuels avec des femmes sont ou contiennent très souvent l’expression d’une absence et d’une substitution : c’est baiser avec quelqu’une incapable d’exprimer sa force vitale ; c’est exprimer et offrir cette force vitale à quelqu’une qui ne la prend pas (ou pas du tout).

Ainsi sont la plupart des rapports sexuels ; c’est triste ; ne me comprenez mal, en général elles sont contentes et veulent refaire. Je refais et c’est bien, mais ce n’est pas autant bien.

Je finis. Madame Najat Vallaud-Belkacem devrait nous expliquer si elle a du faire quelque pipe pour arriver là où elle est.

Ne vous exclamez pas. Je ne veux pas démérité son travail, ou qu’elle ait les compétences pour le faire, qu’elle puisse faire mieux que beaucoup d’autres. Je ne veux pas mettre en doute sa positon.

Je veux qu’elle parle aussi d’un problème bien présent dans nos sociétés. Un problème que j’espère qu’elle n’a pas dû subir, mais que d’autres femmes dans des positions un peu similaires à la sienne peuvent subir. Parlons du sexisme au PS ? Dans les cadres des entreprises ? Dans l’université ? C’est très bien s’occuper des prostituées et des jeunes, mais parle-nous de cet autre sexisme, de ces autres substitutions (prostitutions) et de ces autres violences.

 

Nota: dejo la canción porque la puse hace tiempo. Sin embargo me parece una mierda la campaña del melendi mierdoso  con esa compañía aérea que colabora en deportaciones de inmigrantes de dudosa legalidad y totalmente ilegítimas.

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3 thoughts on “Rapports sexuels et prostitution ; désir sexuel et désir autre

  1. Retroenllaç: Índice-resumen de textos sobre el sistema capitalista-patriarcal | Contes de l'exili

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