Les élites françaises « de gauche »

Une jeune femme française m’a parlé des discriminations qu’elle subit. Elle est étudiante financée en doctorat dans une des universités de Paris. Elle est une bonne étudiante. Elle est intelligente. Elle s’efforce pour accomplir ses objectifs et essayer de faire carrière académique.

Elle explique qu’elle doit surmonter des difficultés et des discriminations. Elle rentre dans la catégorie sociale qui lui a été imposée, celle de femme métisse, fille d’une française et un africain (ou à l’inverse).

Quand elle m’a parlé des discriminations, elle m’a souligné celles qu’elle ne s’attendait pas : celle des français et des françaises « progressistes » et « de gauche ». Elle connaissait déjà les dérives droitières ; ce qu’elle ne voulait prévoir (ou voir) sont celles des « anti-racistes ».

Quel a été s’hasardasse ? Son acte déplacé ? Vouloir rentrer dans un domaine qui est le pâturage de quelques hommes et moins de femmes qui font partie d’une minorité « selecte », auto-sélectionnée, qui garde ses privilèges de génération en génération à travers des inégalités dans le revenu et d’un système d’éducation discriminatoire et excluant.

Ces créauteurEs de discours, de discours où ils et elles sont le centre qui nomme des périphéries dégradées, aiment bien se présenter comme des humanistes (voir des féministes) porteurs de l’Histoire et donneurs de leçons universelles.

Or, il ne faut que regarder l’histoire : qu’est-ce qu’ils seraient Mallarmé ou Baudelaire sans Poe ? Et les lumières françaises sans la philosophie anglaise ? Et la philosophie européenne sans la philosophie arabe ? Comment Thomas d’Aquin aurait pu écrire son ouvrage à Paris si Averroès ne l’aurait pas fait préalablement à Cordoue ?

De ce point de vue, le résultat de sa représentation ne dépasse pas le niveau d’un bonhomme qui, en se voulant donner des aires de supériorité, s’approxime dangereusement à une xénophobie pompeuse et ridicule.

Quels exemples pourrions-nous citer ?

De côté masculin, peut-être les cons de Libération, les vendus du Monde ou les chiens de Charlie Hebdo.

C’est aussi remarquable que cette chercheuse m’a parlé des discriminations qu’elle subit de part de femmes, parfois plus virulente que celles des hommes.

Ainsi, de côté féminin, peut-être nous devrions citer des arrivistes comme Osez le féminisme ! ou inclus (et ce dommage) quelqu’une comme Christine Delphy, à qui les années ont poussée vers la pensée conservatrice et à force sur simplifier les rapports économiques vers l’insignifiance.

Mais il ne faut pas se perdre ; à la fin, ces femmes, ELLEs ne sont que des satellites bien coiffées des élites masculines.

Ces hommes « de gauche » sont le complément et el miroir de ceux de droite. Ils se tiennent entre eux, en se disputant le pouvoir au même temps que les autrEs sont écartés.

Ces hommes qui font passer à la force des politiques comme le Pacte Europlus, des politiques qui vont payer et souffrir les plus défavorisés et entre ceux-ci les femmes, sont les mêmes qui après font des cirques sur le mariage et financent et intoxiquent les politiques des violences faites aux femmes. Puis, aller de putes et si jamais payer les amendes.

Alors le gars, qui a la permission pour violer ?

 

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