Xuis chien

Chaque personne est différente. Si un client essaye de connaitre la personne et pas seulement regarder “l’objet sexuel”, chaque prostituée va lui transmettre quelque chose de différent. Parfois le rapport est très dégueulas, parfois il l’est moins et parfois, dans une petite minorité des cas, ils se génèrent des empathies et des complicités – bien sûr, ce n’est que la représentation de la prostituée pour le client, dans toute probabilité.

D’une façon ou d’une autre, je n’ai jamais demandé rien de “personnel” aux prostituées, de faire voir n’importe quoi, de montrer des sentiments qu’elles n’ont pas: si elles l’ont fait c’est parce qu’elles l’ont voulu. Je ne peux pas savoir jusqu’à quel point c’était une représentation, mais je pense que ce l’était (peut-être elles étaient un peu moins dégoutées qu’avec un autre client  – violent, cruel, sale, qui fait plein de demandes, autres – mais ce ne veut rien dire de positif; au maximum, c’est quelque chose de moins négative).

Les corps ont des histoires et peut-être j’ai été avec des prostituées qui aussi avaient été agressées dans son enfance; de ce fait, je pourrais comprendre un peu d’empathie entre deux personnes qui ont vécu quelque chose de similaire. Mais je ne peux pas savoir.

Avez-vous baisé avec quelqu’un que vous avez connu 30 minutes en avance (ou moins) ? Moi oui. Parfois, avec des filles dans une soirée: parce que les deux nous l’avons voulu : les deux nous avons envie, allons-y, il n’y a pas besoin de trop parler, de se prendre trop la tête.

Alors, quand tu te trouves devant une prostituée qui a ton âge, parfois, dans très peu de cas, il peut avoir une petite forme d’empathie ou une petite (pas attraction) mais “acceptation” (comme si elle se disait: au moins il est un gars pas si mal physiquement et il n’est pas méchant).

Ce ne fait le rapport “cool”, ce n’empêche pas la répugnance, le dégout; mais ceci n’empêche pas non plus, que à la fin, ce sont deux personnes qui se trouvent. Puis, ce qui est physique, parfois n’est pas trop complique: le corps réagit, c’est tout: elle chauffe un petit peu (et le lubrifiant fait le reste ; en fin: le dégout).

C’est presque pour se dire: avec cette femme, dans un autre contexte, nous pourrions pu avoir eu un bel rapport, nous avons tout pour l’avoir, mais on a eu un rapport de prostitution. C’est dommage: ce lui fait mai et ce me fait mal (mais c’est dit que je suis partie gagnante: quel victoire de merde!).

Mais il faut faire attention, l’aliénation nous fait des mauvais tours.

Je me souviens en spécial  de quelques filles en particulier (dans ce, sens car je me souviens de toutes – elles n’ont pas été autant). Après partir, il arrive de ne pas savoir quoi penser. Ce fait mal, c’est dommage.

Les histoires de “Pretty woman” sont très dangereuses. Je n’aimerai pas qu’une prostituée ait “mis plus de sa part” à cause de ces histoires. Si on a eu la chance qu’il y a eu un peu d’empathie et le rapport a été moins dégueulas, je pense que c’est bien (moins mal) pour les deux.

Mais je ne peux pas la sauver. C’est à elle de se sauver. Autrement, on prend un chemin très dangereux, que, selon le cas, peut amener à des situations pires que la prostitution (conjoints violents ? assassins ?). En plus, je ne pourrais pas m’impliquer à un amour dont je ne crois pas avec quelqu’un que je ne connais pas.

Ce que je veux dire, pour conclure, que je pense que tu as bien fait et c’est très bien ce que tu dis : “J’aurais pu trouver un client et me faire épouser. Mais je ne voulais pas. Je ne voulais pas mentir.”

Tu t’es libéré toi-même. C’est la seule solution. Avec des solidarités, des aides : mais seulement toi, tu peux le faire.

Moi, je me souviens de quelques femmes de mon âge, de ces petites fois que vous êtes collés et j’avais la crainte pour elle, que j’avais plus crainte qu’elle et … bon. Ce sont des sentiments bizarres.

Me souvenir de ces femmes. J’aimerais les avoir pu aider, mais je ne sais pas comment, pas avec des histoires de « pretty woman ».

Je ne peux pas le savoir, mais si jamais, c’est une chose qui me ferait sentir assez chien.

 

P.d.: parfois, c’est comme si elles demandent de l’aide ou seulement peut-être amitié, mais les clients ne foutent rien: ils baisent, ils partent. Puis, parfois des autres se prensentent comme les sauvateurs, et après quoi? violences, peut-être.

 

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