L’espoir et la chaleur d’une inconnue

Hier, je suis allé dans un bar. Une femme est venue parler avec moi. Elle a perçu mon accent et m’a demandé mon origine. Je lui ai demandé le sien et elle a vacillé en parlant de forme vague sur l’Afrique. Je lui ai dit : « mais tu es née en France ? », « oui, je suis née en France », « alors, tu es française » ; « oui, je suis française, mais (elle vacillait encore) mais j’ai origines en Afrique » et le m’a nommé deux pays.

Nous avons parlé un peu sur Paris et Barcelone. Elle a commencé avec les topiques des parisiens qui vont à Barcelone, sur les amusements de la ville, mais après elle m’a fait noter qu’elle a bien réparé les contradictions de la ville, les inégalités et bien sûr, la prostitution de noires africaines sur les Rambles. Ceci lui affectait, elle n’avait eu la même vie en France, mais se sentait identifiée de quelque forme avec elles.

J’aime bien les gens qui ne sont pas naïfs et portent un regard critique sur la ville. Puis, je lui ai dit : « oui, c’est horrible et même moi, ce m’est arrivé d’y aller quelque fois ». Elle m’a regardé étonné et dégouté ; normalement ce ne sont pas des choses qu’on dit à une inconnue – dans les bars, j’aime bien parler de façon directe.  J’ai essayé de me justifier un peu : « oui, je ne suis pas fière, mais oui, 2 ou 3 fois ; tu les vois là, un jour et un autre et 50 jours, parfois elles viennent te chercher et bon, oui, je suis allé aussi ».

Elle était visiblement incommode. On a parlé un peu plus : « c’est en partie une des choses que m’ont fait partir de Barcelone ; cette prostitution généralisée ». Avec un sourire de circonstances, elle a dit au-revoir et elle s’est fuite avec ses amis.

Elle me regardait de temps en temps : j’ai commencé à ressentir tous les symptômes d’exclusion et criminalité. C’est comme si elle mesurait mon niveau de dangerosité, jusqu’à quel point j’étais « un prédateur ».

Elle trainait entre différents groupes. Chaque fois, elle osait de revenir plus près de moi, sans trop me regarder.

Lorsque elle a été très proche de moi et je m’y suis approché un peu pour reparler. Cette fois, je lui ai raconté les mauvaises expériences d’enfance.  Elle était surprise d’avantage. Nous avons parlé un peu.

Elle m’a dit : « L’important n’est pas ce que tu as été, l’important est ce que tu es et ce que tu veux être. Tu as fait mal, on t’a fait mal et maintenant tu le sais. Tu es un homme. D’abord, avant que les autres, tu dois apprendre à te pardonner toi-même. Ne t’inquiètes pas de ce que les autres disent ; tu te dois pardonner toi-même, après tu pourras te préoccuper d’être pardonné par les autres. L’important est l’homme que tu veux être ».

Après, elle m’a pris dans ses bras, nous nous avons serré et elle m’a transmis son chaleur humain. Elle a soulagé mon doleur. Nous avons partagé notre empathie. C’est beaucoup mieux qu’aller au bois de Boulogne.

J’aimerais bien pouvoir vous (les) transmettre le message et le sentiment d’espoir et chaleur que cette femme m’a donné.

 

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