La pensée réactionnaire déguisée de féminisme et proposition alternative : pour l’abolition du mariage, le travail et la prostitution

Une politique de genres qui passe par l’exaltation du mariage, par la promotion de la peur, par la représentation des hommes en tant que criminels (exception faite de ceux qui sont plus haut de l’échelle sociale), par la publicité du viol par tout (tous violeurs), par l’idée que n’importe quel homme est un assassin (tous assassins),  par l’utilisation de l’insécurité citoyenne (tous voyous), par la répression sexuelle (faire un pipe, quel enjeu ! mais soyez transgresseurs et osez le clito), par l’idée qu’un délinquant va toujours l’être (et la victime éternelle aussi), par l’instrumentalisation des immigrants et la traite (on s’écrie, mais on s’en fiche des milliers qui meurent aux frontières) et par l’instrumentalisation de la prostitution n’est pas une politique progressiste ou féministe ; c’est une politique réactionnaire de droite ou extrême droite.

Les Jeunes pour l’abolition et Osez le féminisme ! s’en fichent complètement des prostituées, des pauvres et des écartés, des migrants et des victimes de la traite. Ils (plutôt qu’elles, car ce sont des instruments de la domination patriarcale-capitaliste-raciste) ne se préoccupent que d’eux-mêmes, soit de façon consciente, soit en tant qu’idiots manipulés.

Le choix de la prostitution ne dérive de la volonté d’aider aux prostitués, dérive du fait qu’elle est considérée très symbolique sur les femmes françaises blanches. Les politiques ne visent pas aider aux prostitués ; les prostituées sont instrumentalisées à cause de l’image que l’ensemble de la population jette sur elles. Étant elles une minorité, ce symbolisme n’a pas aucun fondement sur son poids dans les rapports sociaux ; il découle de la pensée puritaine.

Le problème est que les femmes françaises blanches se font violer par ses pères, par ses frères, par ses amis, par ses conjoints et par ces maris. C’est le problème. Chaque jour qui passe, je deviens de plus en plus convaincu que la normalité du viol fait partie de l’exception française : l’amour romantique et le viol ; il serait quelque chose comme la baguette et le camembert.

Si on regarde l’histoire récente, on observe que les féministes françaises sont spécialistes en utiliser les minorités pour faire passer ses politiques racistes favorisant l’extrême droite. C’était le cas du nommé voile islamique et c’est le cas actuel de la prostitution. Elles disent voleur sauver toutes les « autres » femmes, lesquelles sont représentés comme des retardées, mais à peine s’attaquent à ses patrons et elles ne s’occupent de sa propre oppression.

Égaler la traite à la prostitution est un mensonge. D’abord parce que ne pas toutes les prostituées sont victimes de la traite. Puis, parce que ne pas toutes les victimes de la traite sont des prostituées. Mais ces féministes ne parlent que des prostituées. De la victime de la traite qu’elles ont à sa maison comme domestique, elles ne disent rien. Pour quoi ? Il n’y a pas de sexe ; il n’y a pas de problème – elles se font jamais violer par ses patrons, c’est sûr. Et qu’elle ne se met pas le voile !

Si l’on voudrait rompre le lien entre traite et prostitution, il faudrait s’attaquer aux politiques migratoires. La traite se nourrit des politiques restrictives et racistes, qui favorisent l’exploitation des êtres humains par des patrons français ou habitant en France. C’est le but des politiques migratoires en Europe : avoir un lumpenprolétariat auquel exploiter et vers lequel véhiculer la haine sociale.

Ces politiques qui stipulent qu’une vie humaine ne vaut rien sont cause principale de la traite. Mais on n’en parle pas, on ne les change pas, au contraire, on les renforce. Fait qui vient s’ajouter en charge de pauvre du contenu raciste et antihumaniste des politiques de genres, des Jeunes pour l’abolition et d’Osez le féminisme ! Elles (ils) proposent de régulariser les victimes de la traite prostituées, mais pas les autres, en voulant créer des fausses divisions entre les opprimées.

En dehors de la traite, si on voulait finir avec la prostitution, on devrait s’attaquer aux causes, entre d’autres : la pauvreté, la précarité, le manque d’emploi, le manque de droits au travail (les femmes se font violer aussi dans les autres travails) ou le manque de politiques sur l’enfance.

Le problème est que les gouvernements, l’un après l’autre, qu’ils soient de droite ou de « gauche » (de droite en fin) avec ses politiques économiques et ses régulations sont en train de renforcer tous ces facteurs. Le gouvernement actuel est en train de renforcer les facteurs qui pussent autant de femmes vers la prostitution.

Puis, au même temps, on interdit la prostitution. Ainsi, ce qu’on va à réussir, c’est à déplacer les prostituées vers la clandestinité, mais on ne va pas finir avec la prostitution. On va les stigmatiser d’avantage, c’est tout.

Peut-être mettre des amendes aux clients va avoir des effets sur la demande (diminution) et peut-être va aider à la société de prendre conscience. Mais, en tant que la prostitution ne disparait pas, cette mesure aura des effets négatifs sur les prostituées qui restent en actif.

Mais les Jeunes pour l’abolition et Osez le féminisme ! s’en fichent complètement. Ils (elles) sont si manipules (ou manipulateurs) qui pensent que comme ils ont mis le nom de « abolition » la prostitution va être abolie en fait.

Ils pourraient choisir des autres noms, par exemple « politiques avec l’objectif de finir avec la prostitution » ou « politiques pour finir avec les causes de la prostitution », mais no, ils préfèrent de donner un nom grandiloquent qui fixe un objectif qu’ils savent qu’ils ne vont pas attendre – mais ils s’en fichent aussi.

L’important est le symbolisme du mot, « abolitionnisme » sonne bien, mais pas les politiques définies ou ses effets sur les prostituées.

S’ils se préoccupaient des prostituées, elles ne parleraient presque pas des clients. L’objectif des politiques sont les prostituées, pas les clients !

Alors, combien d’argent va être mis pour aider les prostituées ? Quelles mesures ? Quelles maisons ? Qui va protéger les prostituées des violences policières ? Des actes arbitraires de l’État ?  C’est la discussion à faire. Je m’en fiche des clients et des considérations morales que les ineptes d’Osez le féminisme ont sur eux ! Mais son but n’est que montrer que les clients sont des mauvais gars, des délinquants – et merde pour les prostituées.

À la fin, tout ce qui va rester de ces politiques va être les amendes aux clients. Tout le reste est superficiel, parce que ce sont des politiques réactionnaires d’extrême droite.

S’ils se préoccupaient des prostituées, elles donneraient une vision plus nuancée de la prostitution en montrant différents cas. Je ne pense pas que la prostitution est quelque chose de désirable, mais je ne pense pas non plus que toutes les vies des prostituées correspondent aux cas qu’elles montrent toujours, choisis par sa gravité (au même temps qu’elles écartent celles que ne rentrent pas dans son discours – elles profitent bien des privilèges que leurs hommes leur ont donnée).

On pourrait faire le même avec des hommes qui travaillent dans la construction ; des hommes qui sont victimes de la traite ; qui sont agressés par ses patrons ; qui sont arrivées en Europe en voyant ses collègues se noyer à la Méditerranée ; qui travaillent sans droits pendant des journées exhaustives ; qui développent des maladies et ont des graves accidents ; qui meurent à cause des manques de mesures de sécurité (des assassinats du fait). Mais ceci ne répond pas à la démarche raciste, pro-capitaliste et puritaine d’Osez le féminisme ! Et personne ne parle pas d’abolir le travail dans la construction.

À ce regard qu’elles donnent sur la prostitution s’ajoute à l’égalité qu’elles établissent entre prostitution et viol. Son seul but est de montrer que les clients sont des violeurs qu’il faut punir. Elles s’en fichent des effets que cette démarche peut avoir sur les prostituées. Elles s’en fichent du fait qu’elles sont en train de miner et abaisser le statut des prostituées en les montrant ne pas comme personnes qui peuvent négocier, mais comme des victimes qu’on peut toujours violer. Elles sont en effet en train de faire une politique qui va favoriser les violences vers les prostituées. Peu importe dans sa logique, qui ne s’occupe du symbolisme des prostituées et des clients dans sa tête et ses représentations sociales.

Quand quelqu’un va dans un bar, si le barman ne fait ce qu’on attend de lui, ce lui donne le droit à l’insulter ? À l’agresser ? À le voler ? No, jamais, même qu’on a déjà payé. Se faire arnaquer dans un bar, ne donne pas le droit d’agresser le barman (pour la prostitution je ne parlerais pas d’arnaque). Quand ceci arrive, les clients ne le font pas ; en général, ils insultent et ils partent. Mais encore, le fait qu’on a payé une consommation, ceci donne le droit à faire n’importe quoi dans le bar ? No, jamais ; inclus le barman a le droit à expulser le client.

Alors, pourquoi, selon quelle logique le client d’une prostituée à le droit à faire tout et n’importe quoi ? Il n’y a pas aucune logique. Il peut avoir des causes matérielles à ce fait, mais ces causes ne dérivent pas des statuts vendeur-client. Ces causes on devrait les chercher ailleurs.

Cette obsession avec le client dérive d’une optique néolibérale qu’imprègne ces politiques. La vision qui fait dériver tout le processus économique des consommateurs est une vision néolibérale qui découle de l’idéologie des marchés harmonieux guidés par les consommateurs.

Or, on sait bien que les consommateurs n’ont pas ce pouvoir décisif qu’on les impute. Le grand pouvoir est des patrons, des capitalistes, qui décident l’investissement et la production et utilisent la publicité pour écouler les marchandises qu’ils ont décidé en avance [et “privatisent” ou “mettent des frontières” pour exclure d’abord et puis vendre à un prix, les “femmes prostituées” sont en bonne mesure “femmes exclues d’autres rapports”, exclues par “les investisseurs en prostitution”, car ils souhaitent “vendre son temps et plus”].

Mais les Jeunes et Osez préfèrent de pas s’attaquer à l’offre, à la traite, à l’exploitation et en fin, à ce système capitaliste-patriarcal-raciste, de pas s’attaquer aux hommes qui les financent.

Ainsi, aux cons du « changement par la consommation » (qui sont néolibéraux en effet), s’ajoutent les connes de l’abolition par les amendes aux clients.

Le summum c’est quand ils (elles) font des amalgames entre criminalité, prostitution et drogues. Tous ensemble, tous des milieux criminels : tant les dealers (grands ou petits), les proxénètes ou les clients : tous méritent être punis. À exception faite des femmes, des prostituées, parce qu’elles sont toujours des victimes. Moi, je me demande : qu’est-ce qu’il y a de plus réactionnaire et droitier que cet approche ?

Pour finir, le temps et l’effort que je dédie à m’informer et à essayer de développer des analyses, ils (elles) le dédient à faire des vidéos de merde, qui ne montrent plus que les peurs et les préjugés de quelques fillettes de papa gâtées et idiotes – qui vont avec ses parents à chercher sa formation et son emploi de futur.

Après regarder la vidéo je suis convaincu que la fille part en courant parce qu’elle est bouleversée.

À elle, qui après ses études (BEP) pensait rentrer dans une multinationale (Starbucks ou McDonals) ou être coiffeuse ; qui rêvait tomber amoureuse d’un prince charmant (avec plus d’études et plus de revenus qu’elle), se marier, faire une famille et arrêter de travailler pendant beaucoup d’années (c’est le mieux pour la retraite) ; à elle, qui a jamais vu une scène de sexe (le porno c’est très mal) et qui jamais s’est informé du sexe plaisant (les magazines pour femmes n’informent pas ; lire des trucs sur le viol non plus) parce qu’elle attend à baiser avec un mec plus âgé qui va tout lui apprendre (sans jamais insister ni la déranger nul point) ; à elle qui s’est jamais masturbé (maintenant elle commence à oser son clito, mais la chatte est bien renfermée) ; à elle, on lui propose de faire des pipes à des mecs qu’elle ne connait pas !

Je pense qu’elle ne pouvait plus. Elle a bien mouillé. Elle ne peut plus de la merde moraliste qu’on lui a toujours fait bouffer à la force. Je ne pense pas qu’elle va se prostituer, mais je suis sûr qu’elle est fuite à chercher des mecs pour bien les sucer, pour ressentir son sperme chaud dans sa bouche et se faire aussi sucer et bon, si jamais elle a besoin d’argent (avec le smic est difficile) … Si l’on trouve d’emploi, bien entendu !

En conclusion : oui, je suis aussi pour l’abolition de la prostitution et aussi du mariage et du travail salarié !

 

prostitution travail mariage 2

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One thought on “La pensée réactionnaire déguisée de féminisme et proposition alternative : pour l’abolition du mariage, le travail et la prostitution

  1. Retroenllaç: Índice-resumen de textos sobre el sistema capitalista-patriarcal | Contes de l'exili

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