La trivialité des gros mots

No se… el texto demasiado largo… en francés aproximativo, sin relecturas par corregir… (texto de hace unos días):

Aujourd’hui suis fatigué, pas de lectures.

Ok, ok, ok ; je sais, si quelqu’un avait la patience de collecter tous les insultes que j’ai proférés dans les 2 derniers années, la liste serait très longue. Oui, oui, très longue. Je vais essayer de faire mieux (voir vidéo ci-joint).

Il y a des gens qui ne doivent pas être très contentes de moi, no, no, même « à gauche ». Même, inclus (et ceci est vraiment étonnant) entre les féministes : je ne pense pas qu’OLF ou CFCV sont très gâtées de mes exploits (si elles sauvent de m’existence, je ne suis pas sûr).

Peut-être, si je devrais regretter quelqu’un de ces insultes je m’en survendrais de deux. Le premier est quand, dans le chaud de la dispute,  j’ai appelé à des sujets (pas objets) « les prostituées des grands hommes capitalistes » (ou quelque chose similaire). Je me suis trompé. Après j’ai corrigé : « les arrivistes des grands hommes capitalistes ».

Le second est sur une « note » d’il y a deux ans. Bon, peut-être elle était excessive (quelque extrême en particulier), mais le fond et la complainte pourraient ouvrir une longue discussion.

Après, si j’ai le temps ou le besoin, il serait possible de faire deux écrits additionnels.

Le premier serait un essai sur le rôle de l’insulte dans nos sociétés (je ne pense pas qu’il y a des grandes différences entre l’Espagne et la France autour ce sujet) : les formes d’insulte, les gros mots, le ton, l’incidence sur les discriminations, l’élitisme (« classisme »), les formes d’expression des dominants et des dominés, la séparation entre le public et le privé, etcetera.

Le deuxième serait sur mes choix politiques quand j’utilise le langage. Pourquoi j’insulte ? Une possibilité passerait par expliquer mes insultes à cause de [ce que les gens peuvent imaginer sur] ma personnalité (qu’est-ce que le gens pourraient dire de façon intéressée ? impulsive, débridée, violente – têtu). Une autre possibilité consisterait à expliquer mes insultes par des insultes et des violences que j’ai souffertes auparavant ; alors, mes insultes seraient le reflex de cette situation. D’après moi, la démarche la plus touchante reconnaitrait mes insultes comme le résultat d’un choix politique et linguistique.

Quel qu’il soit, d’abord il faut reconnaitre que je n’ai pas un grand pouvoir et je ne me fais rémunéré par « le public » ; je ne suis fonctionnaire, ni représentant, ni financé, ni rien du rien. Je ne suis qu’un simple citoyen. En plus, je ne suis pas rattaché à aucun parti, syndicat ou organisation. Jusqu’au jour d’aujourd’hui tous mes engagements politiques ont été en base à la libre association sans être institutionnalisée.

Est-il si grave que j’appelle quelqu’un de « con, connard, imbécile ou similaire » sur les réseaux sociaux quand on peut trouver des insultes beaucoup pires que les miens et parfois proférés par des gens qui ont un pouvoir institutionnel (élus, policiers, membres d’associations ou partis) ?

Est-il si grave que je fais une exclamation générale (qui n’était pas dirigée vers aucun collectif en particulier) en disant : « on pourrait me sucer la bite » pour indiquer mon mécontentement sur le manque de politiques (sexuelles) par rapport aux mineurs d’âge et sur la vision des hommes et des garçons que parfois on fait passer : comme s’ils étaient toujours des agresseurs mais jamais des victimes (sexuelles) ? Pour aussi exprimer avec une forme sexuelle mon mécontentement vers quelques approches féministes ?

Est-il si grave que je fais un « mur de cons d’extrême droite » quand toute la France a rigolé avec le vrai « mur des cons » ? Quand il a été montré une fois et une autre que le FN est un parti d’extrême droite et qu’il veut menacer avec des plaintes aux individus avec peu de ressources ? Que je mets à Serge Dassault dans ce mur quand le Figaro fait la promotion des soralistes et du FN ? Quand ce journal n’arrête pas de faire la politique policière et répressive de la peur mais ils n’informent pas des possibles charges qui pèsent sur son propriétaire ?

Est-il si grave qu’un membre du PS appelle « conne et salope » à un membre du FN quand la tête du parti n’arrête pas de proférer des insultes racistes (autre chose est de savoir qu’est-ce qu’il y a dedans cette tête) ? Parler d’invasion n’est pas une insulte vers une partie de la population française et vers les immigrés (pour en dire un entre un million) ? Ceci devrait être puni par justice ?

Est-il si grave que je profère des insultes génériques quand le ministre de l’intérieur profère des insultes racistes ?

Est-il si grave qu’un homme appelle « salope » une femme (femme sale, de mauvaise conduite ou pute) quand le Figaro (et pas seulement le Figaro) n’arrête pas de désigner (dénigrer) tous les hommes des banlieues populaires comme des « voyous » (individu de mœurs crapuleuses, plus ou moins délinquant) ? Dans sa logique les femmes des banlieues seraient des stupides qu’il faut sauver de ces barbares voyous pour qu’elles aient la chance de travailleur pour les hommes « du Figaro » à des bas salaires et éventuellement leur faire des pipes ?

Est-il si grave que j’appelle « fillette stupide » une femme quand elle a été utilisée par les médias pour promouvoir cette vision et la peur du banlieusard ? Quand je vois le Monde l’utiliser dans un article bien illustré avec une photo avec trois mecs d’esthétique plutôt banlieusard (le harcèlement dans la rue ooo) et au même temps ils critiquent avec compréhension les excès d’un jeune homme qui met ses bravoures (ou agressions ?) en série sur la tv ?

Pour le banlieusard c’est le stigmate, la répression, la amende ou la prison et pour le « petit parisien » de bonne famille une douce réprimande condescendante ? Que tout soit fait pour les droits des femmes !

Est-il si grave que j’insulte quand le propre président Hollande ouvre la porte au non-respect de la légalité comme il a bien montré avec ses déclarations sur les maires et les mariages homosexuels ? Comme lui-même a ouvert la porte à la farce du « printemps homophobe français » ? Quand il n’est pas si clair qu’il a respecté le droit quand il a proposé à une mineure d’âge de quitter sa famille ?

Est-il si grave que j’insulte quand l’ancien président Sarkozy est capable de dire quelque chose comme « qu’ils ne se gênent pas pour quitter un pays qu’ils n’aiment pas » en faisant référence à le slogan « la France tu l’aimes ou tu la quittes » ?

Peut-être il veut paraitre comme un « vrai très français », un « vrai nationaliste », un « bon candidat » (qu’est-ce que c’est « un français » ? Astérix et Obélix ? J’ai lu toute la collection. Toute ? bon…), mais il ne montre que sa manque d’égard pour les valeurs de la constitution de la république française, sa loi fondatrice.

Il devrait être acquis que la France « respecte toutes les croyances » (art. 1) ; que « la loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la Nation » (art. 4) ; que « aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice » de la souveraineté nationale (art. 3) et en fin que « le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics » (art. 5) (!!).

Les propos de Sarkozy peuvent vouloir paraitre le summum du respect et de l’admiration pour la république française, mais ils me paraissent tout le contraire : des propos contraires à son spirit constitutionnel démocratique.

« Aimer la France » pour beaucoup de gens ne veut rien dire ; pour quelques-uns veut dire une chose, pour des autres une autre. En plus, « aimer la France » fait partie des croyances : dans l’ordre constitutionnel républicain  « aimer la France » à la même valeur que « pas aimer la France ».

C’est comme il suggérait aux non chrétiens de quitter la France, ou aux non nationalistes, ou à ceux qui ont n’importe quelle autre croyance. C’est comme s’il disait : « ceux qui croient aux OVNIS qui ne se gênent pas pour quitter la France ». S’affirmation a la même valeur. C’est ceci qu’on attend d’un président ?

À mon humble avis, ces sont les propos de quelqu’un qui a retenu le pire de la culture et l’histoire française.

En fin : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. […]Sont électeurs, dans les conditions déterminées par la loi, tous les nationaux français majeurs des deux sexes, jouissant de leurs droits civils et politiques » (art. 3).

Mais aux élections municipales les ressortissants de l’UE peuvent voter aussi.

Alors, si jamais j’ai l’intérêt, pour Sarkozy, Hollande ou le Pen je ne vais pas voter. C’est sûr. Quels cons !

 

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