La falta de deseo y placer no es la excepción, es la norma (ES/FR)

Entonces, mis queridas, vuestro enfoque a la prostitución tiene problemas.

En primer lugar, si decido prostituirme, el Estado no tiene nada que decir sobre qué hago con mis genitales y mi cuerpo. Pero dejemos este tema de lado. Voy en otra dirección.

Las abolicionistas (a menudo racistas y pro-capitalistas) se equivocan cuando oponen las relaciones entre los hombres y las prostitutas a todas las demás relaciones.

Las primeras se supondrían sin deseo ni placer (según la fuente, incluso sin consentimiento: igualando la relación a una violación; ¿esto también merece una denuncia por difamación?); las segundas serían siempre deseadas, placenteras y consentidas.

Sin embargo, es bien sabido que las segundas no son siempre deseadas, ni placenteras ni consentidas.

Pero el problema todavía va más lejos: incluso las relaciones aparentemente deseadas, placenteras y consentidas, en su mayoría no lo son.

La mayoría de mujeres están muy alienadas, tienen una educación muy débil, muy poca cultura y una limitada capacidad de análisis. En general, están peor que los hombres; en general las mujeres son más machistas que los hombres (!). Es normal, no es una fatalidad biológica, no es su responsabilidad: es el patriarcado que se lo impone y ellas no pueden salirse si no es luchando.

En consecuencia, en general las mujeres no conciben las relaciones sexuales en términos de deseo o placer. Para las mujeres, el fin de las relaciones no es satisfacer su deseo y tener placer.

El fin es de ser tomada, se darse a un hombre en particular, que es deseado por un conjunto de características que no tienen nada que ver con el deseo sexual (su estatus, su educación, su ingreso, etc.). A menudo, la relación sexual no deriva del deseo, sino del amor: es el amor y no el deseo que hace el acto consentido – pero con muy poco placer.

Las mujeres no se dicen: como tengo deseo sexual por él, tendremos una relación.

Las mujeres se dicen: como este hombre tiene un conjunto de características X, entonces él es un hombre deseado y yo tendré una relación sexual con él (esperando, en muchos casos, el matrimonio posterior). ¡La cuestión del deseo sexual y del placer ni tan siquiera se pone!

Esta es la realidad de las relaciones sexuales hombre-mujer. Todas (o casi todas) son relaciones que no están motivadas por el deseo o el placer. Todas son relaciones patriarcales.

En este sentido, no hay demasiada diferencia entre estas relaciones y las relaciones con prostitutas: tanto las unas como las otras no están basadas en el deseo o en el placer.

Es casi tan triste follar con cualquier chica – que se dice deseante y consintiente – que con una prostituta.

Claro que me podrían decir: tú puedes buscar relaciones con chicas que no estén tan alienadas. Buscar relaciones diferentes.

El problema es que yo nunca he encontrado ninguna chica que no esté alienada. Yo nunca he encontrado una chica con la que tener relaciones no patriarcales.

Y si bien ella decía consentir y desear, yo no estoy seguro de jamás haber conocido ninguna sola chica que tuviera deseo sexual por mí: ella decía tenerlo, pero ella tenía un deseo no-sexual, de donde intentaba derivar su placer sexual, muchas veces sin conseguirlo realmente.

Cuando después de mucho hablar, de muchas lecturas ellas han empezado a desarrollar su deseo, al mismo tiempo han caído en la trampa del amor; del amor patriarcal.

En conclusión: mujeres estáis muy alienadas. No tenéis deseo sexual y no sabéis sacar placer.

Si tuviera que haber esperado una relación no patriarcal, entonces nunca habría estado con una mujer; pues son incapaces de sacar el patriarcado de su cabeza.

Pero quizá es esto lo que proponéis. Vosotras, la liga anti-sex que tan bien nos explicó Orwell.

 

Añado: Quizá no me he expresado bien; quizá no se me ha entendido; no lo sé. Quizá mis afirmaciones eran demasiado radicales para ser entendidos. Observo que hay un desplazamiento del deseo; lo que no significa violencia. Significa que el deseo sexual es substituido por un deseo otro y el consentimiento deriva de este otro deseo; pero el placer no lo hace necesariamente. Volveré sobre este tema en los textos que había prometido.

Tan solo avanzo una cosa: yo he estado en ambos lados, y esto no lo puede decir todo el mundo. Incluso se puede añadir: yo he estado en un plano paralelo a la mujer, pero que no es el mismo (la opresión patriarcal tiene otras caras que las feministas se han habituado a ignorar).

Es claro a mis ojos que el llamado “deseo sexual” no es el mismo para los hombres que para las mujeres: hay asimetrías importantes y estas son presentadas como “complementarias”. Ambos sistemas de “deseo sexual” son nefastos; el del hombre pasa por una objetivación de la mujer y el de la mujer parece corresponder a un deseo-otro-no sexual.

 

Le manque de désir et de plaisir n’est pas l’exception, c’est la norme

Alors mes petites: votre approche à la prostitution a des problèmes.

D’abord, si je décide de me prostituer, l’État n’a rien à foutre avec ce que je fais avec mes génitaux et mon corps. Mais laissons ce sujet. Je vais dans un autre sens.

Les abolitionnistes (souvent racistes et pro-capitalistes) se trompent quand elles opposent les rapports des hommes avec les prostituées avec les autres rapports.

Les premiers seraient censées d’être sans désir ni plaisir (selon la source, même sans consentement : en égalant le rapport à un viol ; ceci mérite aussi une plainte pour diffamation ?) ; les deuxièmes par contre seraient toujours désirés, plaisants et consentants.

Cependant on sait bien que les deuxièmes ne sont pas toujours désirés, ni plaisants ni consentants.

Mais le problème va encore plus loin : même les rapports apparentement désirés, plaisants et consentants, ne le sont pas dans sa majorité.

La plupart des femmes sont très aliénées, ont une éducation très faible, très peu de culture et une petite capacité d’analyse. En général, plus que les hommes ; en général les femmes sont plus machistes que les hommes (!). C’est normal, ce n’est pas une fatalité biologique, ce n’est pas sa responsabilité : c’est le patriarcat qui leur impose et elles ne peuvent pas s’en sortir qu’en luttant.

De ce fait, que les femmes en général n’envisagent pas les rapports sexuels en termes de désir ou plaisir. Pour les femmes, le but des rapports sexuels n’est pas accomplir son désir et tenir de plaisir.

Le but est d’être prise, se donner à un homme en particulier, qui est désiré par un ensemble de variables qui n’ont rien à voir avec le désir sexuel (son statut, son éducation, son revenu, etcétéra). Souvent, le rapport sexuel ne découle pas du désir, mais de l’amour : c’est l’amour et pas le désir qui fait l’acte consentant – mais avec très peu de plaisir.

Les femmes ne se disent pas : comme j’ai désir sexuel pour lui, donc on aura un rapport.

Les femmes se disent : comme cet homme a l’ensemble de caractéristiques X, alors il est un homme désiré et j’aurai un rapport avec lui (en attendant, très souvent, le mariage postérieur). La question du désir sexuel et du plaisir ne se met même pas !

C’est la réalité des rapports sexuels homme-femme. Tous (ou presque tous) son rapports qui ne sont pas motivés par le désir ou le plaisir. Tous sont rapports patriarcaux.

Dans ce sens, il n’y a pas de grandes différences entre ces rapports et les rapports avec des prostitués : tant les uns comme les autres ne sont pas basés sur le désir ou le plaisir.

C’est presque égal de triste baiser avec n’importe quelle fille – qui se dise désirant et consentante –  qu’avec une prostituée.

Bien sûr, on me pourrait dire que je peux chercher des rapports avec des filles qui ne sont pas si aliénées. Chercher des rapports différents.

Or, le problème est que je n’ai jamais trouvé une fille qui ne soit pas aliénée. Je n’ai pas jamais trouve une fille avec laquelle avoir des rapports pas patriarcaux.

Et même qu’elle se disait consentante et désirant, je ne suis pas sûr de jamais avoir connu aucune seule fille qui avait désir sexuel pour moi ; elle disait l’avoir, mais celle qu’elle avait c’était un désir pas-sexuel d’où elle essayait de tirer son désir sexuel, souvent sans y parvenir réellement.

Quand après de beaucoup parler, de beaucoup de lectures elles ont commencé à développer son désir ; au même temps elles ont tombé dans le piège de l’amour ; l’amour patriarcal.

En conclusions les femmes : vous êtes très aliénées. Vous n’avez pas de désir sexuel et vous ne savez tirer plaisir.

Si j’aurais dû attendre un rapport pas patriarcal, alors je n’aurais jamais été avec une femme ; car elles sont incapables de sortir sa tête du patriarcat.

Mais peut-être que c’est ceci ce que vous proposez. Vous, la ligue anti-sex qui nous a bien expliqué Orwell.

Ajouté après:

Alors; peut-être je ne me suis pas bien exprimé ; peut-être je n’ai pas été compris ; je n’en sais rien. Peut-être mes propos ont été trop radicaux pour être compris. Je vois qu’il y a un déplacement du désir ; ce ne veut pas dire violence. Ce que veut dire est que le désir sexuel est substitué pour un désir autre et le consentement écoule de ce désir ; mais le plaisir ne le fait pas nécessairement. J’y vais revenir, dans les textes que j’avais promis.

J’avance seulement une chose : j’ai été aux deux côtés, et ceci ne peut pas le dire tout le monde. Ou encore, j’ai été dans un côté parallèle à la femme, mais qui n’est pas le même (l’oppression patriarcale a des autres visages que les féminismes se sont habituées à ignorer [trop de lesbiennes sans enfants, jejeje pardon – qu’on leur permette de les avoir, svp !]).

Il est clair à mes yeux que ce qu’on appelle « désir sexuel » n’est pas le même pour les hommes que pour les femmes : il y a des asymétries importantes et ils sont présentés comme « complémentaires ». Les deux systèmes de « désir sexuel » sont minables ; celui de l’homme passe par une objectivisation de la femme et celui de la femme parait correspondre à un désir-autre-pas-sexuel.

 

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One thought on “La falta de deseo y placer no es la excepción, es la norma (ES/FR)

  1. Retroenllaç: Índice-resumen de textos sobre el sistema capitalista-patriarcal | Contes de l'exili

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