Réflexions sur abolir l’esclavage, abolir la traite, abolir la prostitution

On peut abolir l’esclavage, mais la prostitution ? Voici quelques réflexions. Je ne suis pas un expert, peut-être je me trompe, si c’est le cas, svp, que quelqu’un me corrige.

Mon argument est le suivant : quand on a aboli l’esclavage, les anciens esclaves n’ont pas changé en général l’activité économique qu’ils réalisaient auparavant. Ils ont changé les rapports de production : avant ils étaient la propriété de l’explorateur ; après ils ont établi un rapport salarial avec l’explorateur. Ils ont devenu des hommes libres, c.-à-d., libres pour vendre sa force de travail ou crever (attention, je ne veux pas dire que l’abolition n’a pas signifié aucune amélioration de son état).

Ce que je veux signaler est que l’ancien esclave dans l’exploitation (i.e. de coton), il est devenu un salarié. Ils ont changé le mode de production, mais la production et l’activité était déjà en place ; probablement les rapports de production ont changé, mais la base de l’activité était déjà présente.

Par contre, si on se propose d’abolir la prostitution, il faut prendre en compte qu’il faut que ces personnes peuvent trouver de travail dans des autres secteurs d’activité ; autrement, elles n’auront pas de ressources pour vivre de façon normale dans une société capitaliste et probablement elles vont retourner à la prostitution (avant mourir).

C’est une difficulté ajoutée par rapport à l’abolition l’esclavage ; une difficulté qu’il ne faut pas oublier, en spécial dans un contexte de chômage structurel.

J’ai l’impression qu’une façon possible d’abolir la prostitution est en abolissant le chômage et la précarité au travail.

En fin, il ne faut pas confondre traite avec prostitution. D’abord, parce que la traite ne concerne seulement des prostituées ; il y a des victimes de la traite dans des autres secteurs. Puis, parce que toutes les prostitués ne sont pas victimes de la traite.

On pourrait se donner aussi l’objectif politique d’abolir la traite (c’est n’est pas une chose seulement « des femmes » et puis, peut-être ceci vend moins du point de vue politique dans le contexte actuel).

Si on réussirait à abolir la traite, peut-être on réussirait à aider plus de gens qu’en abolissant la prostitution.

Abolir la traite pourrait avoir des similitudes avec l’abolition de l’esclavage. Dans des cas, il ne faudrait pas que les victimes trouvent de travail dans des autres secteurs, mais qu’elles aient des rapports salariaux dans les mêmes secteurs.

Ils resteraient les victimes de la traite obligées à se prostituer. Si la prostitution était possible, elles pourraient changer son statut, en continuant à exercer la prostitution. En abolissant la traite et la prostitution, elles devraient trouver du travail dans des autres secteurs.

C’est un gros défi. J’espère le meilleur. Je ne pas aucune envie de voir des espoirs construits et puis brisés par des politiciens sans scrupules.

Pd idiote : Vers quel secteur d’activité peuvent se diriger les prostitués, celui qui se ressemble le plus ? Vers le mariage, voilà, mariage pour toutes !!

Anuncis

One thought on “Réflexions sur abolir l’esclavage, abolir la traite, abolir la prostitution

  1. Retroenllaç: Índice-resumen de textos sobre el sistema capitalista-patriarcal | Contes de l'exili

Deixa un comentari

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

Esteu comentant fent servir el compte WordPress.com. Log Out / Canvia )

Twitter picture

Esteu comentant fent servir el compte Twitter. Log Out / Canvia )

Facebook photo

Esteu comentant fent servir el compte Facebook. Log Out / Canvia )

Google+ photo

Esteu comentant fent servir el compte Google+. Log Out / Canvia )

Connecting to %s